Projet d’établissement

PROJET D’ETABLISSEMENT

INTRODUCTION

Le texte ci-dessous constitue notre projet d’établissement. Ce document exprime notre volonté collective de réaliser pendant les trois prochaines années les quelques actions définies comme prioritaires par et pour notre communauté éducative, dans le cadre du décret « Missions » du 24 juillet 1997, et en cohérence avec l’inspiration du projet éducatif du réseau, « Mission de l’école chrétienne », ainsi que des projets pédagogiques de la Fédefoc et de la FEsec. Ce projet ne débute pas avec l’obligation décrétale : ses pierres angulaires sont constituées de toutes les réalisations qui font la force et la réputation de l’institut Saint-Charles depuis longtemps. C’est pourquoi on trouvera des traces de cet enracinement, de ce « capital de départ » dans le texte.
Le projet d’établissement représente une intention que nous nous engageons à concrétiser. Bien sûr, cette intention devra être confrontée aux réalités du terrain, et notamment à une disponibilité des moyens nécessaires à sa mise en œuvre. Pour confronter nos intentions à nos actions, nous nous engageons à évaluer régulièrement l’avancement du projet ainsi que les résultats au terme de trois ans, notamment au sein du Conseil de Participation.
Enfin, ce projet est parti d’une analyse de nos pratiques, analyse à laquelle ont pu collaborer tous les membres de la communauté éducative. Nous avons voulu passer en revue tous les champs de la vie dans notre école, et la présentation de notre projet reprend la classification de ce travail.

LE CHAMP PEDAGOGIQUE

PIERRES ANGULAIRES DE NOTRE ACTION

1. Nous continuerons à mettre en œuvre tous les moyens possibles pour adapter l’apprentissage de chaque élève à son rythme (actions concrètes telles que heures de méthode de travail, rattrapages, éducateurs à l’écoute). Nous favoriserons pour ce faire l’évaluation formative et l’enseignement individualisé, grâce notamment à l’utilisation des N.T.I.C. (nouvelles technologies de l’information et de la communication).
2. La communication et la collaboration avec les parents resteront privilégiées. Nous veillerons à ce que des résultats partiels soient communiqués régulièrement et que des bulletins complets soient remis à dates fixes. En cas de difficultés, nous nous engageons à contacter les parents le plus rapidement possible. D’autre part, nous serons attentifs à la transparence dans l’évaluation et dans les décisions du Conseil de Classe. Cette volonté se reflétera notamment dans la lisibilité du bulletin. A Pâques, le Conseil fera le point sur les chances de réussite et proposera, le cas échéant, des remédiations.
3. Nous lutterons pour promouvoir une école vivante où nos élèves s’épanouiront non seulement au travers de leurs cours, mais aussi au travers d’activités variées, élaborées tant que possible avec leur concours. Ces activités constitueront autant d’ouvertures sur les autres et sur le monde. Nous souhaitons qu’elles soient accessibles à tous quant à leur prix.

NOS PRIORITÉS D’ACTION

1. Revalorisation de notre enseignement qualifiant
Souvent considéré comme la « filière de l’échec », l’enseignement qualifiant mérite mieux que cette mauvaise presse.
Dans notre école, nous avons décidé de lutter contre l’état d’esprit ambiant :
a) en nous efforçant de mieux faire connaître les objectifs et la pédagogie appliqués dans nos sections « Services sociaux et familiaux », « Puériculteur/trice », « Techniques sociales et d’animation», « Secrétariat – Tourisme », « Agent(e) en Accueil et Tourisme », « Agent(e) d’éducation » et « Aspirant(e) en Nursing », via nos portes ouvertes, la presse et le Centre PMS attaché à notre école, ou encore en invitant des personnalités du monde politique, professionnel ou éducatif en vue d’une collaboration accrue dans la formation de nos jeunes.
b) en orientant les élèves vers ces sections par un choix positif, en insistant sur les compétences et qualités nécessaires pour y accéder. Concrètement, nous proposons à nos élèves un module d’accueil et de motivation.
c) en nous efforçant de remplacer le terme « professionnel » et « qualification » par le nom exact de l’option (Services sociaux, Puériculteur/trice). Peu importe la forme d’enseignement, pourvu que l’on y trouve motivation pour la formation proposée ! Il nous semble logique, dès lors, d’appliquer la mesure aux autres sections en renforçant l’intérêt des élèves de ces sections pour leurs études par le développement de projets (à court terme ou de plus longue haleine) et en revalorisant au sein des cours la formation générale et la communication, de manière à développer la confiance en soi et le rapprochement avec les élèves des autres sections (par le biais, par exemple, d’activités en commun ou classes d’acclimatation en 1ère C et 1ère D).
d) en tentant, au long des trois années de puériculture, une mise à niveau pour permettre à chacun, dans ce public particulièrement hétérogène, d’avoir toutes les chances de réussite. Les élèves qui proviendraient de l’enseignement spécialisé seraient les premiers bénéficiaires de cette remise à niveau.
e) en proposant d’insérer dans la grille du troisième degré « Agent en Accueil et Tourisme » des modules de stages, afin de préparer leur insertion professionnelle.
f) de donner de meilleures armes à nos élèves « Agent d’éducation », « Aspirant(e)s en Nursing » et/ou « Puériculteur/trice » en leur permettant d’obtenir le BEPS lors de leurs études.
g)
2. Favoriser le continuum pédagogique

Pour développer une pédagogie efficace, il nous semble indispensable de promouvoir la continuité et la communication entre les différents niveaux d’enseignement. Cet effort devra porter aussi bien sur les rapports au sein de la section secondaire que sur les contacts avec le primaire et le supérieur.
a) Dans la mesure de nos moyens, nous développerons le rôle de coordinateurs ou de personnes-relais à l’intérieur de l’école.
b) Nous essaierons de maintenir le contact avec nos anciens et tiendrons compte de leurs suggestions pour orienter notre pédagogie.
c) Nous accentuerons la collaboration avec l’école primaire par l’échange de documents pédagogiques et des rencontres visant à éclairer les uns et les autres sur les socles de compétence à maîtriser les méthodes utilisées et sur la vie à l’école.
d) Nous veillerons à favoriser l’insertion des élèves de 6° primaire dans l’enseignement secondaire :
– en prévoyant une information pour les parents et élèves en fin d’année
– en organisant, en section secondaire, une activité «portes ouvertes» à l’intention des enfants de 6° primaire
Cette activité sera mise sur pied par les élèves de 1° C en collaboration avec leurs professeurs et les instituteurs.
e) Les élèves qui effectuent le premier degré de l’enseignement secondaire en trois ans se verront proposer un accompagnement pédagogique (au mieux des possibilités) de manière à ce qu’ils ne vivent pas l’année complémentaire comme un échec, mais comme une chance pour arriver, à terme, à réaliser leur objectif. Au besoin, cet accompagnement pédagogique devra permettre de définir cet objectif. Le suivi sera assuré au long de l’année, et une évaluation aura lieu en début de troisième trimestre. Il s’appuiera sur le plan d’action collectif ainsi que sur le plan individualisé d’apprentissage.

3. Les nouvelles technologies de l’information et de la communication

Soucieuse de se tourner vers l’avenir, notre école s’engage à promouvoir l’utilisation des N.T.I.C. (Nouvelles technologies de l’information et de la communication) dans sa pratique pédagogique.

Un projet est élaboré, qui détaille les manières dont nous comptons mettre à profit banques d’outils pédagogiques et échanges télématiques. D’autre part, des mesures sont prises pour que l’accès au CCM soit permis au plus grand nombre, pendant les heures de cours et en dehors. Un plan de mise en place de TBI dans l’école sera élaboré, accompagné des formations appropriées.

LE CHAMP EDUCATIF

Dans ce domaine, la spécificité de notre école se marque particulièrement dans son climat de vie, que nous qualifions volontiers de « familial ». A l’heure où tant de jeunes sont marqués prématurément par les difficultés de l’existence, il nous apparaît comme primordial que chacun d’entre eux puisse être reconnu comme une personne.
Ceci implique que nous ne pouvons nous contenter de développer des capacités scolaires, mais qu’il nous faut veiller à l’épanouissement de toute la personnalité par le biais :
a) de l’éducation au civisme, via :
 le Conseil des élèves, élu démocratiquement tous les ans et qui institue un partenariat avec nos jeunes pour la construction de l’école
 le vécu quotidien de nos classes, avec des relations basées sur le dialogue, l’écoute et le respect des autres. Cet état d’esprit prévaudra tant dans les rapports élèves–professeurs qu’entre les élèves eux-mêmes
 le règlement d’ordre intérieur de l’école, garant d’une vie de groupe où chacun se reconnaît des droits mais aussi des devoirs. Ce règlement doit être perçu comme un outil permettant l’intégration de la Loi et contribuant ainsi à faire de nos élèves des acteurs responsables dans la société de demain. Il s’agit d’insister auprès des élèves que le travail sur les valeurs auquel on s’attache à l’école n’est pas une parenthèse, mais une véritable initiation à la vie en société, dans laquelle ils auront des droits … mais aussi beaucoup de devoirs.
b) de l’ouverture culturelle, via :
 la participation à des spectacles variés qui donneront l’occasion aux élèves, notamment par leur exploitation en classe, d’exercer leur sens critique et d’aiguiser leur goût du Beau
 la découverte d’autres cultures, par la promotion des échanges linguistiques et la participation à des projets missionnaires ou humanitaires. Nous visons par là une véritable éducation à la tolérance et au respect des différences.
c) d’une ouverture spirituelle, qui respectera le cheminement de chacun. Retraites, journées de réflexion, mais aussi sensibilisation aux grands moments de l’année liturgique seront proposées par la pastorale scolaire.

d) de l’éducation à la santé, préoccupation essentielle dans une école qui forme les futurs acteurs du domaine paramédical, éducatif et social. Mais, au-delà, cette éducation s’adresse à tous, par :
 la promotion des activités sportives
 la sensibilisation aux problèmes de santé par la mise sur pied de projets tels que la journée santé plurielle, des visites, des conférences …
LE CHAMP RELATIONNEL

PIERRES ANGULAIRES DE NOTRE ACTION

La réussite de notre école est basée sur la confiance réciproque qui régit les relations entre les membres de la communauté scolaire.
Nous tenons à garder cet esprit qui a fait notre réputation.
Il faut également maintenir l’esprit d’équipe qui unit éducateurs, professeurs et direction : il favorise le climat serein de l’école et les prises de décisions judicieuses, notamment lors des réunions de Conseils de classes.
Nos priorités d’action
1) Donner une image exacte de notre école
Nous souhaitons donner de notre école une image positive en assurant une meilleure connaissance de notre établissement et de ses spécificités à l’extérieur.
Moyens proposés :
a) Dans la conception d’une école perçue comme système ouvert sur l’extérieur, intensifier le partenariat avec notre environnement (vie associative, culturelle, sportive, professionnelle).
b) A l’extérieur de l’école, favoriser le sentiment d’appartenance à une communauté où chacun a sa place.
c) Se mettre en quête du devenir de nos anciens entre autres via l’Amicale et leur demander, si « intérêt », de participer à l’information de leurs successeurs sur le monde du travail ou de l’école supérieure.
d) Lutter contre l’image inexacte que le public se fait de notre école :
– en revalorisant notre enseignement qualifiant
– en faisant mieux connaître nos autres sections, notamment de
transition, souvent méconnues.
e) En diffusant l’information selon laquelle l’enseignement prodigué en 1° et 2° communes offre toutes les compétences requises pour poursuivre n’importe quel type d’études, y compris générales
f) Favoriser, notamment par la participation à des actions de visée humanitaire, la perception d’une école ouverte et chrétienne. Le pilotage de ces projets sera confié à la pastorale scolaire.

2) Synergie entre les deux implantations de l’école :
Nous voulons ainsi encourager un maximum de cohésion et de cohérence dans une école dont les deux implantations, réunies par une fusion, présentent des options différentes mais complémentaires :
Moyens :
a) Elaboration et application d’objectifs pédagogiques et éducatifs en commun, notamment au sein des Conseils pédagogiques de nos implantations.
b) En développant le sentiment d’appartenance à une seule et même école parmi nos élèves par l’organisation d’activités culturelles ou sportives en commun, mais aussi par des rencontres organisées dans le cadre de certains cours (religion, français, étude du milieu …).
c) Favoriser les échanges et la communication via une collaboration accrue au site internet de l’école.
d) Instauration, dans les salles de professeurs respectives, de « boîtes aux lettres » permettant des échanges plus suivis et plus productifs. Cette communication pourra se développer également grâce au courrier électronique.
e) Organisation de Portes ouvertes le même jour. On offrira ainsi au public une opportunité d’information sur les possibilités d’orientation offertes.
f) Echanges de locaux pour l’organisation d’activités telles que journées de réflexion.