Notre institut a la chance de fêter son 293ème anniversaire en 2016!


C’est en effet en 1723 que la première école catholique de Dottignies voit le jour. Cette école se situe déjà sur la place et l’enseignement y est dispensé « sous la protection » de Saint-Charles Borromée et Saint-François de Sales. L’engagement des religieuses est double : enseigner aux enfants de condition modeste et vivre en communauté. En 1735 s’ouvre un pensionnat qui permet d’accueillir des demi-internes.

La Révolution française interdira tout culte et fera fermer le couvent, après que les Français ont pillé la chapelle de tous ses biens. Il faudra attendre le Concordat de 1801 pour retrouver des religieuses dans notre école.

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Dans la première partie du 19ème siècle, Dottignies passe du diocèse de Gand à celui de Bruges et les statuts du couvent sont modifiés. Le nombre de religieuses passe de 6 à 12. En 1832-34, de nouvelles classes sont construites et la première chapelle est bénite en 1834. Elle sera démolie et reconstruite en 1849.Le bâtiment de façade est prolongé et ne sera achevé qu’en 1855.

En 1858, les Soeurs de Saint-Charles établissent un « acte de société » qui prévoit la création d’un pensionnat pour filles, d’un externat et école gratuite pour les enfants pauvres. Le succès ne tarde pas et la construction d’une grande salle et d’une classe ainsi qu’un dortoir est décidé en 1864.
En 1888, le couvent achète le terrain de la fondation, devenu propriété communale au prix de 1.700 francs. A cette époque, les deux écoles libres de Dottignies, Saint-Louis pour les garçons et Saint-Charles pour les filles, comptent 550 élèves.

En 1892, l’école s’agrandit encore : une première classe gardienne, reconstruction des classes primaires, le pensionnat s’étend. La congrégation compte alors 44 religieuses, qui finiront par atteindre le nombre de 67.

En 1893, l’école bénéficie du bâtiment neuf que l’on connaît encore aujourd’hui. Les années se succèdent, marquées par la progression constante de l’école et du pensionnat. Entre 1902 et 1906, l’ensemble des bâtiments arrières sont construits.

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Vient alors le tragique épisode de la Grande Guerre. Les Allemands réquisitionnent une partie de l’école, les bombardements ne l’épargnent pas moins. A la signature de l’Armistice, la reconstruction commence.
Le 17 janvier 1919, toutes les classe rentrent dont 75 internes. La population scolaire augmente dans le secondaire. Durant l’entre deux-guerres, la Communauté travaille à la réadaptation dans le mode d’éducation et de la formation de la jeunesse. C’est le moment de transformer les locaux et de créer les diverses sections d’ordre technique ou professionnel.En 1933, la Congrégation reprend et agrandit l’école d’Herseaux-Ballons, et ouvre une école à Herseaux-Gare. En 1937, les soeurs aménagent des classes pour les élèves primaires de l’internat, dans la maison des Soeurs de Nevers (actuel bâtiment dit Sainte-Marie), qu’elles rachèteront en 1950. Durant la Seconde Guerre, les locaux subissent de nouveaux dégâts, mais la vie scolaire se poursuit plus ou moins normalement.Dès 1946, les agrandissements se multiplient suite à l’accroissement de la population scolaire. Au fil des années, de nouvelles sections voient le jour : économie ménagère en 1950, assistance familiale en 1959, humanités modernes en 1961, hôtesse sociale en 1965, couture ménagère en 1968, éducation monitrice de l’enfance en 1969. L’école ouvre encore un section gardienne au Petit-Tourcoing en 1963 et dans le quartier de la gare en 1968.Dans les années 70, la Congrégation souffre du manque de vocations, et les laïcs se font de plus en plus nombreux dans l’école. C’est d’ailleurs en 1978 que la direction est confiée aux mains d’un laïc, M. Daniel SALOMON, ancien professeur. 1981 marque la fusion des écoles de Dottignies et de Luingne, dirigée par M. jean-Pierre LIPPINOIS, sous-directeur.
Dès 1981, deux autres bâtiments, proche de l’école, sont achetés : l’ancien « Casino » devenu salle de gymnastique et l’ancien grand magasin de chaussures « Soulier élégant » devenu salle de sciences, d’informatique et de dactylo, surnommée « salle Saint-François ». Vu le nombre croissant d’élèves, un projet de construction voit le jour.